Découvertes
Dakgalbi

Le dakgalbi fait partie de ces plats dont on n’avait jamais entendu parler avant d’arriver en Corée… et qui sont devenus l’une de nos plus belles découvertes du voyage. On en a mangé plusieurs fois et, à chaque fois, on s’est régalés.
Le principe est aussi simple que convivial : tout arrive dans une grande poêle installée au milieu de la table, qui continue à chauffer pendant le repas. On y fait revenir du poulet mariné dans une sauce relevée à base de gochujang, avec du chou, de la patate douce, des oignons, des tteok et, selon les versions, des nouilles ou d’autres ajouts. Tout cuit ensemble, la sauce enrobe progressivement les ingrédients et chacun se sert directement dans le plat. C’est généreux, épicé, légèrement sucré et surtout parfait à partager.
Le dakgalbi est particulièrement associé à Chuncheon, dans la province de Gangwon. Ses origines remontent aux années 1960 et 1970, lorsque du poulet mariné a commencé à remplacer le porc, plus cher, dans des préparations inspirées des galbi. D’abord grillé au charbon, le plat a ensuite évolué vers la grande plaque de cuisson en fer que l’on connaît aujourd’hui, avec l’ajout de légumes et de tteok. Bon marché et copieux, il est devenu particulièrement populaire auprès des étudiants et des soldats.
Ce qu’on a adoré, au-delà du goût, c’est justement ce côté collectif. Le dakgalbi n’est pas vraiment un plat que l’on commande chacun dans son coin : on cuisine, on attend, on pioche et on partage autour de la même poêle. Et quand il en reste un peu, on peut même terminer en faisant revenir du riz dans la sauce au fond du plat. Autant dire qu’après en avoir mangé à plusieurs reprises en Corée sans jamais être déçus, il a largement gagné sa place parmi nos repas préférés du pays.
