Une semaine à Siargao, entre plages, scooter et vibes locales

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Une semaine à Siargao, entre plages, scooter et vibes locales

Après quelques jours à Manille, on a pris la direction de Siargao.

Pour y arriver, on a dû prendre deux avions. Un premier jusqu’à Cebu pour un transit, puis un second vol direction Siargao. Le dernier se fait dans un petit avion, et à l’arrivée, on découvre probablement le plus petit aéroport où on ait jamais atterri. Tout est minuscule. Le tapis roulant pour récupérer les bagages est quasiment à côté de la piste, et on a vraiment l’impression que les valises passent directement de l’avion au tapis en quelques secondes. C’est assez drôle à voir et ça te plonge tout de suite dans l’ambiance.

Et une fois sur place, changement total d’ambiance.

Ici, tout est plus lent. Plus simple. Plus chill.

Siargao, c’est un peu la référence surf des Philippines. Une île connue pour ses vagues, notamment du côté de General Luna, mais aussi pour cette vibe hyper détendue qui te fait perdre complètement la notion du temps. On pensait rester tranquilles… et au final, on y est restés une semaine sans voir le temps passer.

On avait réservé toute la semaine au Malipaya Villas, et là, gros coup de cœur. Le concept est assez original, avec seulement quelques logements sous forme de dômes.

L’endroit est posé en bord de mer, très calme, parfait pour vraiment déconnecter. On avait accès à une piscine partagée entre les dômes, et surtout une plage privée juste en face… absolument magnifique.

On a vite pris notre rythme là-bas. Une bonne partie de la journée à chiller à la villa ou sur la plage, à profiter du cadre sans rien faire, puis on partait explorer l’île ou faire une activité. C’était un équilibre parfait entre vraie déconnexion et envie de bouger. On alternait entre moments très calmes à la “casa” et journées à vadrouiller un peu partout sur Siargao.

On s’était aussi fait une promesse avec Seb pendant ce voyage de continuer à bouger un minimum. Du coup, on avait embarqué une corde à sauter avec nous. Et assez souvent, tous les deux jours, on faisait des petites sessions devant notre dôme, où il y avait largement la place pour un entraînement au poids du corps et quelques rounds de corde à sauter. Simple, mais efficace pour garder le rythme.

Très vite, on a compris un truc essentiel. Ici, sans scooter, tu ne fais pas grand-chose. Donc dès notre arrivée, on en a loué un, et ça a clairement été la meilleure décision. On a passé pas mal de temps à explorer l’île à notre rythme, sans plan précis, juste en s’arrêtant quand un endroit nous donnait envie.

On a notamment remonté le nord jusqu’à Alegria Beach, une plage magnifique, beaucoup plus sauvage, puis jusqu’à Pacifico Beach, connue pour ses vagues et son côté encore plus tranquille que le sud.

On a aussi fait un island hopping au départ de General Luna. Le principe est assez simple, tu montes à bord d’un bateau traditionnel philippin et tu pars visiter plusieurs petites îles autour de Siargao, entre bancs de sable et spots de baignade.

C’était aussi la première fois qu’on montait sur ce type de bateau local. Visuellement, ils sont vraiment magnifiques avec leurs couleurs et leurs balanciers sur les côtés. Par contre, ils sont aussi très bruyants, les moteurs ne passent pas inaperçus, donc l’expérience est autant visuelle que sonore.

Sur l’eau, on découvre notamment Naked Island, une simple bande de sable au milieu de l’océan, Daku Island, la plus grande des trois avec ses petites cabanes locales et ses repas sur la plage, et une troisième île plus végétalisée et tranquille où l’on peut se poser un moment.

Sur Daku, on a quand même eu une super expérience avec un “boodle fight”.

Le boodle fight, c’est un repas traditionnel philippin hyper convivial. Tout est posé directement sur une grande feuille de bananier, sans assiettes. Du riz, du poisson, de la viande, des légumes, et tout le monde mange avec les mains. Simple, mais vraiment cool comme expérience.

On a aussi tenté une session de surf, histoire de vivre l’expérience jusqu’au bout. On avait évidemment des instructeurs locaux qui surfent depuis des années et qui vivent sur l’île depuis toujours. L’ambiance était hyper détendue. Ils se connaissent tous, discutent entre eux, se lancent des blagues en permanence. Au final, c’était presque plus un moment de partage et de fun en groupe qu’un vrai cours structuré, et c’est justement ça qui rendait l’expérience encore plus sympa.

Et puis il y a General Luna le soir. Plein de petits bars avec de la musique live quasiment partout. Aux Philippines, ils adorent ça, et ça change complètement l’ambiance. Tu passes d’un endroit à un autre, et à chaque fois il y a quelqu’un qui joue ou qui chante, ce qui rend les soirées très vivantes.

On a aussi découvert un truc assez marquant sur l’île. Il y a énormément de chiens errants, vraiment partout. Sur les routes, dans les villages, devant les commerces. Ils font complètement partie du paysage et de la vie quotidienne. C’est surprenant au début, puis on s’y habitue très vite.

Souvent, le soir, on allait manger dans des carenderia, des petites cantines locales. En général, ça se présente comme un comptoir avec plusieurs plats déjà cuisinés exposés dans des bacs. Tu arrives, tu choisis ce qui te fait envie, et on te sert ça avec du riz. C’est simple, rapide et très local. Rien de fancy, mais toujours très bon, et surtout hyper accueillant.

Par contre, petit tips, il n’y a quasiment jamais les prix affichés, donc il faut toujours demander avant pour éviter le prix touriste. On a vite appris deux ou trois réflexes comme ça au fil des jours, histoire de s’adapter un peu plus aux usages locaux.

On a aussi goûté pour la première fois la bière locale, la Red Horse. Une bière assez forte, mais vraiment très bonne, largement au-dessus des bières classiques qu’on trouve un peu partout. On a clairement adopté pendant le séjour.

Au final, Siargao, c’est exactement le genre d’endroit où tu viens pour quelques jours… et où tu pourrais rester des semaines sans problème.